Le vocabulaire des addictions.

Ce jeu est fait encore une fois par rapport à mon métier, pour vous donner le vocabulaire, sous le jeu, vous retrouverez les définitions et quelques informations. Un autre jeu du même type mais plus léger viendra.

Drogue : Les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé sont arrivés, dans les années 70 à la définition suivante : « On appelle drogue toute substance naturelle ou synthétique qui agit sur le système nerveux central et peut modifier la conscience et le comportement de l’utilisateur ». Ainsi, provoquer une dépendance n’apparaît pas dans la définition car si c’est une possibilité, elle n’existe ni pour toutes ces substances ni pour la plupart des usages. Leurs effets ne sont pas réductibles à des sensations de « plaisir », ou « apparentées ».

Addiction : C‘est l’échec répété de résister à l’impulsion de consommer. Il y a une tension avant la consommation, un plaisir voire un soulagement pendant puis une sentiment de perte de contrôle et une poursuite du comportement malgré les méfaits et un mal être. Dans la consommation il y a 3 stades : l’usage, l’abus, la dépendance. L’usage pour essayer,l’usage récréatif lors des soirées, l’usage abusif (régulier) 20% des garçons et 7 % des filles consomment du cannabis plus de 10 fois / mois. C’est l’abus qui tue. moyen mémotechnique pour une définition simple : Les 5 C

  • perte de Contrôle
  • Craving
  • Activité COMPULSIVE
  • L’usage CONTINU malgré les CONSÉQUENCES NÉGATIVES

pendance : C’est un désir puissant ou compulsif d’utiliser une substance psychoactive avec des difficultés dans le contrôle. Utilisation entraînant une détresse, ou un dysfonctionnement clinique. Besoin de quantité de plus en plus grande pour obtenir l’effet désiré, on abandonne ses autres activités pour passer son temps à trouver des moyens de se procurer sa substance. On consomme malgré les conséquences — et on a des problèmes avec la justice.

Nicotine : La nicotine est un alcaloïde présent dans le tabac. C’est une substance psychoactive : elle agit sur le cerveau. C’est la substance qui génère la dépendance au tabac.

Binge Drinking : Boire vite en très peu de temps pour être défoncés –> (+5verres en – 2h)

Cannabis : Le cannabis est une drogue qui modifie l’activité mentale. Il joue sur la mémoire, le temps de réaction, l’apprentissage. il provoque de l’anxiété, des hallucinations et une grande démotivation. Le cannabis, comme tout psychotrope, peut soulager la souffrance des malades: on parle d’un soulagement important pour les personnes atteintes de sclérose en plaques ou en phase terminale. Mais il ne guérit pas la maladie.Il n’a donc pas de vertus médicales. La prise de cannabis, passées les phases de bien-être euphorique, d’excitation et de sensation de planer, laisse place à une phase de somnolence assez prononcée. Le cannabis perturbe les cycles du sommeil et en altère la qualité. Le sommeil n’est donc pas réparateur. Les fumeurs réguliers de cannabis sont souvent fatigués et ont souvent des difficultés à se réveiller.À l’arrêt de la consommation, le sommeil ne retrouve pas tout de suite des cycles normaux et l’usager peut souffrir d’insomnie durant une période transitoire de 3 à 4 semaines. Durant cette période, les rêves peuvent s’intensifier et des cauchemars peuvent survenir. On le trouve sous différentes formes : résine, huile dont on fait les space cake, blunt, herbe roulée, spliff…

Un bad trip : C’est une intoxication aigüe à une substance. Fortes angoisses, hallucinations délirantes. Certains usagers de cannabis appellent à mauvais escient « bad trip » les nausées et vomissements qui surviennent parfois. Mais en réalité, le bad trip se caractérise par une angoisse intense, des tremblements, des sueurs froides, des difficultés à respirer, des palpitations, des hallucinations, de la confusion, parfois une perte de connaissance. Quand on fume beaucoup de shit ou d’herbe fortement concentré en THC, on associe cannabis et alcool, on consomme lorsqu’on est fatigué ou angoissé, avoir de fortes appréhensions lors de la première consommation, etc.Lorsqu’une personne fait un bad trip, il est important de ne pas la laisser seule, de la conduire dans un lieu calme, et de la rassurer jusqu’à dissipation des effets. Si besoin, il ne faut pas hésiter à appeler le 15 ou le 18.

Alcool : Dès 0,3 g/l, l’alcool qui est un euphorisant agit directement sur le comportement.. La vigilance  et les réflexes diminuent, le champ de vision se rétrécit et la fatigue augmente. L’éthanol ralentit le cerveau et provoque la libération de dopamine et d’endorphine qui ont un effet antistress et antidouleur. Chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne. Ce taux peut augmenter en fonction de l’état de santé, le degré de fatigue ou de stress, mais aussi le tabagisme ou simplement les caractéristiques physiques de la personne : pour les plus minces.

Quelques repères : Pour les adultes la valeur repère est de 10 verres d’alcool standard par semaine, maximum, sans dépasser 2 verres standard par jour. Et 2 jours sans boire dans la semaine.

Tabac : une personne est dépendante si elle présente au moins 3 de ces 6 signes :

* Un désir puissant ou compulsif de fumer. 

* Des difficultés à contrôler sa consommation.

* Une tolérance s’installe, entraînant un besoin de fumer plus important pour que l’effet apaisant ou antistress soit efficace.

* La personne abandonne progressivement d’autres sources de plaisir et d’intérêts et augmente son temps passé à fumer.

* Enfin, la personne continue de fumer malgré l’apparition d’effets nocifs

Alcopops ou prémix : Les alcopops* sont des limonades ou d’autres boissons sucrées mélangées à de l’alcool fort; Smirnoff Ice et Bacardi Breezer en sont deux exemples connus. Leur teneur en alcool est de 5 à 6%, mais le sucre qu’ils contiennent font qu’on ne s’en rend pratiquement pas compte. Or, les jeunes sont plus sensibles à l’alcool que les adultes.

Overdose : surdosecaccidentelle ou non, d’un produit quelconque en quantité supérieure à la dose limite supportable par l’organisme, ce qui en modifie l’homéostasie en provoquant des symptômes divers pouvant aller, dans les cas extrêmes, jusqu’à la mort du sujet. Que faire si vous assistez à une overdose :

  • Ne panique pas et réagit à la situation !
  • Protège la personne
  • Appelle les secours
  • Vérifie que la personne respire
  • Utilise un kit anti-overdose, ici un spray nasal à base de naloxone (Nalscue®) qu’on trouve en caarud ou csapa
  • Met la personne en position de sécurité dans l’attente des secours

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